bio

Né à Dijon, benjamin d’une famille de quatre enfants, j’ai grandi entouré de mes deux frères ainés et de ma grande sœur avec qui j’ai partagé une chambre toute mon adolescence. Mon père exerce le métier de masseur-kinésithérapeute et ma mère, qui a passé beaucoup de temps à élever ses enfants, pratique la peinture en autodidacte.

Mon grand-père, Roland De Boistel, a créé les éditions Martinsart et possédait une galerie d’art Boulevard Saint Germain à Paris. Grand amateur d’art, il avait une collection de tableaux importante qu’il a en partie léguée à mes parents. Certains de ses tableaux et lithographies décorent l’appartement dans lequel j’ai grandi.

Sensible à l’art depuis très jeune, je découvre au début de mon adolescence le travail de Pierre Soulage et des impressionnistes. A l’âge de 16 ans, je reçois mon premier appareil photo et constate rapidement qu’il peut être un allié précieux dans ma volonté de représenter le monde. J’ai commencé par photographier la vue depuis mon balcon et les lieux autour de chez moi. Inspiré par le livre Raymond Depardon « Paris Journal », je m’initie à la photographie de reportage, en argentique et noir et blanc. Je commence à apprendre la technique photographique à la MJC des Grésilles et je découvre l’histoire et la pratique photographique en profondeur en suivant les cours de Jean Claire au lycée. Dès cette époque, en 2008, je commence mes recherches autour des « petites formes brèves » et de la « narration photographique ». Je présente ce premier travail à un juré pour le baccalauréat.

Après un DUT en gestion administrative et commerciale, mon amour pour l’image me pousse à aller vers le cinéma en intégrant, en 2010, l’Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques à Paris. J’assiste aux cours d’analyse de films de Jean-Sebastien Chauvin et ceux de Camille Vidal Naquet qui me font prendre conscience de la richesse du langage cinématographique.

La même année, j’expose une série de 10 photographies pour la première fois à la galerie Boléna à Dijon autour du thème « L’homme dans la ville » et réalise un projet vidéo sur le métro de Paris autour des musiques du groupe Pink Floyd.

Après mes études, je fais pendant plusieurs années l’expérience des plateaux de cinéma à divers postes, assistant à la mise en scène, électricien, machiniste et j’ai ainsi la chance de travailler auprès de cinéaste de renoms tels que Marc Fitoussi pour le film « La Ritournelle », Jean-Paul Civeyrac pour le film « Mon amie Victoria » ou encore « Discount », premier film de Louis-Julien Petit.

Plus que jamais attiré par l’image et le cadre, j’officie comme chef opérateur sur plusieurs court-métrages et je créé, avec l’aide d’un ami webdesigner, mon premier site internet pour mettre en avant mon travail photographique. En 2015, je décide de me concentrer entièrement à l’image en intégrant l’équipe caméra de Philippe Guilbert en tant qu’assistant pour deux téléfilms d’époques. Depuis, j’officie en tant que cadreur ou assistant caméra sur des projets très divers, cinématographiques, documentaires ou encore institutionnels.

En 2018, je retrouve le réalisateur Jean-Paul Civeyrac pour la réalisation d’un long-métrage entre documentaire et fiction autour de « Lenz », récit de Georg Büchner porté par des comédiens au théâtre du peuple à Bussang.

Ces expériences et les travaux de nombreux grands photographes que je découvre ou redécouvre dès que j’en ai l’occasion, notamment aux rencontres d’Arles chaque été (Robert Frank, Paul Graham, Laura Henno, Michael Wolf …) ou lors de mes voyages, enrichissent considérablement mon approche et mes réflexions.